
Le département de la Charente compte 14 000 logements potentiellement indignes. Un chiffre deux fois supérieur à la moyenne nationale. Chauffage absent ou défaillant, mauvaise isolation, conditions d’hygiène insuffisantes voire risque pour la santé des occupants.
Pour éradiquer ce phénomène, la Charente a mis en place, il y a 5 ans, le pôle départemental de lutte contre l’habitat indigne, composé d’une quinzaine de partenaires (*). Aujourd’hui, grâce à l’investissement de chacun et des outils mis en place, la Charente est montrée en exemple au niveau national.
C’est ainsi que chaque année, sur 450 contrôles de décence, près de 280 logements sont repérés comme non décents. Un travail de médiation entre le locataire et le bailleur est alors entamé. Dans plus de la moitié des cas, il débouche sur l’accord de ce dernier pour effectuer des travaux de remise aux normes.
Si le logement est insalubre, un important et long processus débute alors : il s’agit par un travail de médiation, la proposition d'un programme de travaux et, le cas échéant, du suivi de leur réalisation, de proposer un logement durable et adapté aux occupants.
Pour aider à la réhabilitation de ces logements, le Conseil général accorde une subvention de 15% du coût des travaux, aux propriétaires privés qui pratiquent des loyers identiques à ceux des HLM, sous réserve de l’accord de l’ANAH (Agence nationale de l’Habitat). Il aide à l’identique les propriétaires défavorisés qui souhaitent sortir de l’insalubrité le logement qu’ils occupent.
Pour l’ensemble de ces aides, le Conseil général a versé en 2008, plus de 400 000 €.
(*) Le pôle départemental de lutte contre l’habitat indigne qui fête ses 5 ans cette année comprend : l’État (DDE, DDASS, Préfecture), le Conseil général, la CAF, la MSA, l’ANAH, la ComAGA, la SEM Territoire Charente, l’ADIL, le Pact-Arim, le GIP Charente SolidaritéS, le SCHS de la ville d’Angoulême, etc.