
Déclarée d’utilité publique en 2006 pour la section d'Angoulême à Bordeaux et en 2009 pour la section d'Angoulême à Tours, la mise en service commerciale de la ligne à grande vitesse Sud-Europe Atlantique, dite LGV SEA, est annoncée pour le début de l'année 2017.
Cette nouvelle voie ferrée permettra aux voyageurs de se rendre à Paris en 1h40 (gain de 25 min) ou à Bordeaux en 37 min (gain de 18 min) depuis Angoulême, à bord de trains qui circuleront à plus de 300 km/heure. Elle ouvre des perspectives de déplacement vers de grandes destinations européennes, tel Bruxelles, Londres, Madrid,... La LGV SEA sera prolonger à terme vers la péninsule ibérique et vers Toulouse depuis Bordeaux.
Le trafic voyageur sur la ligne actuelle sera allégé pour laisser la place au transport régional de voyageurs (TER) et au transport de marchandises.
Sur le même modèle que les autoroutes, la LGV SEA est mise en concession. Le concessionnaire LISEA finance partiellement cette infrastructure, aux cotés de l’Etat et des collectivités territoriales. Il est responsable de la conception détaillée, de la construction, de l’exploitation et de la maintenance de l’équipement ferroviaire.
Pour en savoir plus sur le projet :
Réseau Ferret de France : http://www.lgvsudeuropeatlantique.org/
En Charente, la LGV SEA traverse 47 communes du département, entre les communes de Londigny au nord et de Saint-Vallier au sud. Cela représente la construction d'une centaine de kilomètres de voies ferrées, dont 17 kilomètres de raccordement pour desservir la gare d’Angoulême qui deviendra la gare TGV du département.
La phase d’étude et de concertation, enclenchée au début des années 2000, devrait se terminer en 2011. Les travaux de terrassement et de construction des ouvrages d’art commenceront en 2012.
Depuis l’origine du projet, l’assemblée départementale soutient le passage de la ligne à grande vitesse dans le département, convaincue de l’intérêt que représente une desserte à Angoulême pour le développement économique du département. L'assemblée départementale accorde d'ailleurs une participation financière de 29 millions d'euros pour la réalisation de ce projet.
Pour autant, le Conseil général se mobilise pour accompagner les communes impactées, rurales pour la majorité d'entre elles, et essaye de répondre à leurs inquiétudes.
Considérant l’ampleur du dossier et les enjeux liés à cette nouvelle infrastructure, le Département a créé une mission spécialisée au sein de la Direction de l’Aménagement et de l’Education du Conseil général composée de deux chargées de mission. L'un assure une veille générale sur l’ensemble du dossier ; l’autre intervient sur le domaine plus ciblé des infrastructures routières impactées par le tracé de la LGV SEA.
Chacun dans leur sphère de compétence, ils se tiennent à la disposition des maires et présidents d’Etablissements publics de coopération intercommunale pour leur apporter assistance et conseil dans le traitement des questions soulevées et mobilise à cet effet les compétences administratives, techniques et juridiques disponibles dans les services du département. Ils proposent en tant que de besoin les expertises et avis extérieurs requis.
Par ailleurs, ils analysent et synthétisent les questions communes et récurrentes rencontrées par les territoires et travaillent en liaison avec les services de l’Etat, de RFF autorité concédante, du concessionnaire maître d’ouvrage et de tout acteur ou organisme concerné, à leurs résolutions communes.
Le Département réunit tous les 2 mois un groupe composé de représentants des élus des communes traversées par le projet. Le but est de permettre un temps d’information et d’échange avec pour objet de dresser l’état d’avancement du calendrier général des procédures (études et travaux), d’examiner les problématiques communes rencontrées sur les territoires et de proposer des traitements homogènes visant à harmoniser les pratiques.
Par ailleurs, un comité de suivi des engagements de l'Etat, mis en place par arrêté préfectoral le 3 mars 2008, est chargé de veiller au respect des mesures prises en faveur de l’environnement humain, naturel, physique et des paysages. Le Président du Conseil général est membre de ce comité qui se réunit au moins une fois par an à l’initiative du Préfet.
Pour en savoir plus sur les engagements de l'Etat : site internet de la préfecture en Charente
Le code rural offre la possibilité pour les communes touchées par l’emprise de la ligne d’engager une procédure d’aménagement foncier agricole et forestier. Cette démarche, qui s’étale sur 3 à 4 années, permet de remédier aux dommages causés sur la propriété foncière et sur les exploitations agricoles et forestières.
Le Département, responsable de ces procédures depuis le 1er janvier 2006, anime des commissions d’aménagement foncier constituées à l’échelle communale ou intercommunale.
Voir aussi : Développement local et environnement / Aménagements foncier
La voirie départementale coupée par le projet LGV est rétablie de façon à assurer la continuité des déplacements routiers. 56 franchissements seront ainsi traités, soit par un pont route (la route départementale passe au dessus de la voie ferrée), soit par un pont rail (la voie ferrée passe au dessus de la route), soit par un rabattement sur une route départementale existante. Les modalités techniques des rétablissements sont conjointement étudiées entre COSEA (sous-groupement de LISEA pour la conception et la construction), les services du Département et les communes directement concernées.
Marine ORY
Chargée de mission Grands aménagements
Direction de l’Aménagement et de l’Éducation
31, boulevard Émile Roux
16 017 Angoulême cedex 9
Courriel : mory@cg16.fr
tél. : 05 16 09 75 73
Portail LGV en Charente :
www.lgv-charente.fr
Concessionnaire de la ligne Tours-Bordeaux :
www.lgv-sea-tours-bordeaux.fr
Réseau Ferret de France
www.lgvsudeurope
atlantique.org
Préfecture de la Charente :
www.charente.pref.gouv.fr
Interconsulaire de la Charente
www.interconsulaire16.fr
Angoulême - Paris
Aujourd'hui : 2 h 05 mn
En 2017 : 1 h 40 mn
Angoulême - Bordeaux
Aujourd'hui : 52 mn
En 2017 : 34 mn
Angoulême - Poitiers
Aujourd'hui : 44 mn
En 2017 : 37 mn